Les banques centrales auraient, de leur propre aveu, sauvé le monde de l'enfer et de la damnation grâce à des injections massives de capitaux dans le système financier. Il en a résulté une baisse des taux, qui a fait grimper les prix : actions, immobilier, oldtimers, objets d'art, etc. La liste est longue. L'argent bon marché a eu pour effet de gonfler la valeur des investissements traditionnels, et moins traditionnels.

L'année prochaine, les banques centrales retireront selon les estimations quelque 500 milliards d'euros du système qu'elles avaient d'abord alimenté. Peuvent-elles laisser le système se "dégonfler" en toute quiétude tel un ballon de baudruche ? Les enfants adorent effectivement observer le ballon leur filer des mains à toute vitesse dans un grand sifflement. Pour les investisseurs, en revanche, se retrouver les mains vides s'apparente plutôt à un cauchemar.

La plupart des stratèges s'accordent à dire que nous sommes encore à l'abri pour six mois à un an. Ce sera donc une année entre espoir et crainte. Nous n'osons pas espérer une magnifique année boursière et nous craignons de passer à côté de quelque chose si nous restons spectateurs. La vigilance est donc de mise. Faites vos devoirs et vérifiez régulièrement que vous détenez uniquement des actions dont vous estimez qu'elles sont susceptibles de résister à une crise éventuelle.

Veillez plus que jamais à une diversification maximale de votre portefeuille. Répartissez vos placements dans le temps et conservez plus de liquidités qu'à l'ordinaire afin de profiter d'éventuelles opportunités. Investissez dans différents secteurs et différentes régions du monde. Prenez garde au risque de change. Et si cela peut vous aider à mieux dormir, demandez à votre banque de vous fournir des produits structurés assortis d'une couverture ou d'une garantie de capital.

Ilse De Witte Coordinatrice De La Rubrique Moneytalk