Un départ à l'étranger, même encadré par une entreprise internationale, ne doit pas être pris à la légère. Avant d'accepter un poste, prenez conscience que votre situation fiscale va changer. Elle peut s'avérer plus avantageuse mais elle sera surtout plus complexe. Il est aussi possible que certains expatriés soient relancés en cours de route par l'administration fiscale, faute d'avoir rempli certains devoirs administratifs. " Les règles fiscales en matière d'expatriation sont d'autant plus compliquées à suivre que la fiscalité évolue et que la situation change selon le pays dans lequel la personne compte résider. De plus, la fiscalité s'adapte à chaque situation personnelle. Par exemple, une personne célibataire n'est pas logée à la même enseigne qu'une personne avec un ménage ", avance Hugues du Roy de Blicquy, expert fiscalité à l'UFBE, l'Union francophone des Belges à l'étranger. Toutefois, si vous partez à l'étranger avec un contrat établi avec une grande entreprise, vous ne devriez pas être livré à vous-même. Le RH responsable des expatriés de votre boîte connaît déjà les règles de base et pourra vous donner des détails sur l'obtention d'un visa ou d'un permis de travail. Pour traiter ce type de questions et pour assurer un suivi fiscal lorsque vous êtes à l'étranger, les responsables des ressources humaines délèguent généralement les questions fiscales à des sociétés spécialisées en la matière, à l'instar des Big Four comme EY, Deloitte Touche Tohmatsu, KPMG et PwC.
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