Les révisions à la baisse de la croissance ont défilé tout au long du mois de décembre, pour 2018 comme pour 2019. Les principales victimes de ce moindre tonus seront les sociétés déjà fragilisées, souligne Alex Goldwasser, associé-gérant de la société de Bourse éponyme. C'est-à-dire celles qui sont déjà obligées d'offrir un rendement élevé sur leurs obligations et composent le segment high yield du marché. " Leur rentabilité souffrira de cette situation, ce qui rendra plus difficile le service de leur dette. Nous préférons dès lors ne pas orienter les investisseurs vers des débiteurs n'affichant pas au minimum un rating BB+ en euro. " C'est visiblement ce dont le marché a pris conscience ces derniers mois, car certaines entreprises ont vu le cours de leur papier chuter au point que le rendement flirte avec la barre des 10 % ! " C'est fort tentant, mais un tel niveau signifie clairement que ces entreprises ne peuvent plus se (re)financer sur le marché obligataire, ce qui rend leur situation d'autant moins confortable. Nous préférons donc garder une approche de bon père de famille et nous abstenir ", conclut notre interlocuteur.
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